L’échographie et les mg : que dit la loi ?

Juin 12, 2018

La pratique de l’échographie: Qui a le droit?

La révolution de l’échographie touche la Médecine Générale…ENFIN!

Les médecins généralistes sont en première ligne et la pratique de l’échographie (ou au moins de l’échoscopie) bouleverse la clinique en permettant d’affiner la conviction clinique.

“Un sthétoscope qui voit”, c’est un outil incroyable qui rend addict: il permet d’éliminer des diagnostics graves en quelques secondes (ou de les confirmer!), d’introduire rapidement des traitements (TVP), de faire le suivi de )*certaines pathologies (AAA)…. Au delà, pour le médecin généraliste, de “l’envie de se diversifier, de progresser, du plaisir de consulter différemment”, la pratique de l’échographie permet d’accélérer la prise en charge des patients, limiter le recours aux services d’urgences et de palier au déficit d’échographistes en milieu isolé…

Les prérequis pour pratiquer l’échographie sont simples: Tous les actes en échographie peuvent être réalisés par tous les médecins dès lors que ces derniers sont FORMÉS. Vous pouvez consulter ce lien pour plus de détails sur vos prérogatives en générale, puis par spécialité.

La loi

Les actes que vous pouvez réaliser sont tous ceux pour lesquels vous êtes formés ( voir la liste de toutes les formations en échographie en médecine générale ).

Par ailleurs et de facto, vous pouvez réaliser tous les actes pris en charge par la CCAM.

En ce qui concerne la pratique de l’échographie obstétricale, la législation prévoit un cadre plus strict (12). Le médecin doit attester d’une activité correspondant à un seuil minimum annuel qui ne pourra être inférieur à 380 échographies obstétricales. Avec un équipement de qualité composé :

○ d’un échographe de moins de 7 ans disposant du doppler pulsé, du ciné-loop et d’une capacité de stockage d’au moins 200 images

○ d’au moins deux sondes, dont une endo-vaginale

○ d’un carnet de surveillance dans lequel doivent être consignées les interventions techniques sur l’appareil ainsi que ses éventuels dysfonctionnements

Ces échographies obstétricales donnent lieu à un compte rendu détaillé.

Les sociétés savantes

Les sociétés savantes en Médecine Générale n’ont pas édité de recommandations sur la pratique de l’échographie par les médecins généralistes à ce jour. La SFMU (Société Française Médecine d’Urgences) en a récemment édicté

Les thèses

Des dizaines de thèses se sont interessées à la pratique de l’échographie par le médecin généraliste, depuis 5 ans : soit en réalisant des enquêtes descriptives, soit en proposant des indications adaptées à la pratique du médecin généraliste.

Quelques articles récents

Un peu d’EBM sur la pratique de l’échographie par les médecins généralistes.

→ Validation of ultrasound examinations performed by general practitioners.

114 patients presenting with abdominal pain or discomfort, possible pregnancy or known risk factors toward abdominal aortic aneurism were included. 0.93 (95% confidence interval (CI): 0.87-0.98) was obtained gallstones, ascites, abdominal aorta >5 cm, intrauterine pregnancy and gestational age. General practitioners performing point-of-care ultrasound examinations with low-to-moderate complexity had a very high rate of inter-rater agreement compared with specialists.

→ Variation in the use of point-of-care ultrasound in general practice in various European countries. Results of a survey among experts.

Fifteen key persons with knowledge about the use of ultrasound in general practice in Austria, Catalonia, Denmark, Finland, Germany, Greenland, Iceland, the Netherlands, Norway, Scotland, Sweden, and Switzerland were included

In eight out of 12 countries/regions there were national societies for the use of ultrasound in general practice. The respondents from three countries/regions reported that the use of ultrasound was integrated into undergraduate medical education. In nine of the countries/regions, there was formalized training for general practitioners, but only three reported this to be part of the specialization to become a general practitioner. In seven out of 12 countries/regions, general practitioners received payment for ultrasound scans

There were significant differences regarding the use and organizational aspects of point-of-care ultrasound in generalpractice in Europe. Lack of time and training as well as financial aspects were important barriers to the use of point-of-care ultrasound in general practice

→ Ultrasound imaging in the general practitioner’s office – a literature review.

The analysis involved 15 articles of 15 available publications:

  • 5 papers present the usage of ultrasound imaging by a primary care physician for general purposes,
  • 4 discuss the usage of abdominal scans
  • 3 – imaging of the neck and lymph nodes
  • 1 – lungs
  • 2 discuss its usage for specific disease entities.

In over 70% of the papers, the financial aspect associated with the usage of this modality in general practice is mentioned. More than a half of the publications draw attention to the possibility of using point-of-care ultrasound examinations. Advantages of ultrasonography most often mentioned by the authors include: good effects of screening, safety, short duration and low cost. The authors of eight publications also indicate disadvantages associated with ultrasound imaging used by a general practitioner.

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