L’échographie en médecine générale

Août 16, 2018

Des freins à la pratique de l’échographie?

Aux Etats-Unis et dans d’autres pays Européens, la formation en échographie est intégrée au cursus universitaire des futurs médecins généralistes (1) . En France, les médecins généralistes s’y intéressent depuis très récemment. Pourquoi ce retard ?

Alors pourquoi ces réticences à la pratique de l’échographie?

La thèse conduite par Thomas Blanchet et Romain Thierry (2) permet d’identifier des obstacles à la pratique de l’échographie par le médecin généraliste au cabinet. Les médecins interrogés relevaient : 

  • le manque d’expérience en échographie en médecine générale
  • la place incertaine de l’échographie dans l’activité du médecin généraliste
  • des réticences liées à la sensibilité personnelle du médecin
  • le risque médico-légal
  • la difficulté à maîtriser / se former à la technique de l’échographie 

La place de l’échographie en médecine générale

Il faut bien noter la différence entre l’échographie « clinique » et l’échographie « paraclinique » qui est planifiée à l’avance. La principale différence est le temps passé à la réalisation de l’acte. 

En ce qui concerne l’échographie paraclinique :

Il s’agit d’une pratique paraclinique réalisée sur des plages horaires programmées. Le médecin généraliste peut réaliser des échographies comme n’importe quel autre spécialiste (radiologue, cardiologue, gynécologue, pneumologue…). Toutes les échographies peuvent être réalisées par des médecins généralistes formés, sauf l’échographie morphologique foétale.

La thèse du Dr Jean Remi Bargin (3) a démontré que la confiance des patients envers le médecin généraliste échographiste était jugée suffisante pour bénéficier de la même relation médecin-malade que les spécialistes d’organes et radiologues. 

Des études (4) démontrent que les médecins généralistes qui pratiquent des échographies de difficulté faible à moyenne ont des taux de succès très élevés par rapport aux autres spécialistes.

En ce qui concerne l’échographie clinique ou échoscopie :

Les médecins généralistes sont confrontés en première ligne à des diagnostics incertains. La place de l’échographie clinique en médecine générale ne s’établit pas encore sur des recommandations, mais sur des regroupements de pairs qui pratiquent et ont de l’expérience en échographie clinique.

Des listes d’actes d’échographie clinique ont ainsi été établies dans différentes thèses (5) (6). En voici quelques exemples:

épanchement intrapéritonéal dû à un AAA

  • dépistage des anévrismes de l’aorte abdominale
  • affirmer le diagnostic de cholecystite aigue
  • affirmer une image spécifique de dilatation des cavités pyélo-calicielles (>10mm), de calcul et de la présence de deux reins
  • vérifier la bonne position d’un dispositif intra utérin
  • affirmer ou exclure une TVP fémoro-poplitée
  • mesurer le volume de la thyroïde et affirmer un parenchyme normal
  • affirmer une image spécifique de grossesse intra-utérine de moins de 11 semaines d’aménorrhée et la dater

Quel médecin généraliste s’intéresse à la pratique de l’échographie?

Aujourd’hui, les médecins généralistes qui se forment à l’échographie sont principalement dans des zones rurales ou semi-rurales. En effet, le délai d’obtention d’un examen échographique dans un centre de radiologie est un facteur déterminant dans la volonté de se former à l’échographie clinique/échographie paraclinique..

Cas concret 

Une patiente de 92 ans arrive lundi matin au bloc opératoire pour un volumineux hématome du genou qui doit être drainé chirurgicalement. Trois jours auparavant, cette patiente avait vu son médecin traitant qui l’avait mise sous anticoagulants pour une suspicion de phlébite. Grâce à une simple échographie, la suspicion aurait pu être levée en 5 minutes. La prescription d’anticoagulants et sa cohorte d’effets indésirables également.  

 

En pratique, l’échographie clinique est d’un tel soutien pluri-quotidien pour affiner le diagnostic que 80% des médecins généralistes qui découvrent pour la première fois l’échographie poursuivent leur formation (7).

Un risque médico-légal limité

Le risque médico-légal est négligeable si vous ne cotez pas vos actes. D’ailleurs, les assurances ne s’y perdent pas : l’échographie qui ne se cote pas n’entraine pas de surprime d’assurance… Et si vous décidez de coter vos actes, c’est que vous êtes confiant dans vos diagnostics, au même titre que lorsque vous analysez un ECG, que vous faites un streptotest® ou tout simplement une consultation. L’échographie vous aide à préciser votre diagnostic, il vous permet de mieux préciser ce que vous présagez.

 

Des formations efficaces en échographie !

Un médecin généraliste peut pratiquer l’échographie dès lors qu’il est formé. Plusieurs diplômes existent tel que le DIU d’échographie qui permet de devenir « échographiste ». Mais l’idéal, pour une formation technique, est d’être suivi par un mentor pendant tout l’apprentissage. medTandem a créé une formation efficace, écologique et certifiante pour faciliter la formation des médecins généralistes à l’échographie.

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Bibliographie :

(1)  Obstacles à la pratique de l’échographie par le médecin généraliste au cabinet : étude qualitative

(2) Recommended curriculum guidelines for family medicine residents. Point of care ultrasound. American Academy of Family Physicians (AAFP)

(3) Dr Jean-Rémi BARGIN: “Evaluation de l’indice de confiance des patients réalisant une échographie chez un médecin généraliste diplomé en échographie”, Thèse de doctorat en médecine, Sous la précidence du Pr Ivan BRICAULT, Grenoble, Université Joseph Fourier, 2014.

(4) Validation of ultrasound examinations performed by general practitioners.

(5) Dr Marie LEMANISSIER : “Validation d’une première liste d’indications d’échographies réalisables par le médecin généraliste”, Thèse de doctorat en Médecine, sous la direction du Dr Charles HAMBOURG, Toulouse, Faculté de médecine, 2013, 90p

(6) Jean-Christophe MARTIN: “Recherche bibliographique des indications retrouvées dans la littérature sur les examens échographiques en médecine générale.”, Thèse de doctorat en médecine, Sous la direction du Dr Jean-Yves LE RESTE, Brest, Université de Bretagne Occidentale, 2010.

 

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